Axes de recherche

Le DIM IS2-IT soutient des activités qui concernent trois grands axes de recherche :

a) Les processus d’innovation en société :

  • L’étude des processus d’innovation dans un monde digitalisé ;
  • L’analyse de l’histoire longue des droits de propriété intellectuelle et de la constitution des « communs » scientifiques ;
  • L’innovation sociale et l’innovation « responsable » ;
  • La gouvernance des transitions (vers la ville durable, vers une économie décarbonnée, vers une réduction de 50% des pesticides utilisés en agriculture, …) ;
  • Le rôle et la place des sciences sociales dans des dispositifs de recherche et dans les interactions sciences-société (recherches critiques, recherche intervention, recherche « embedded »,…).

b) La transformation des régimes et institutions de production de connaissances :

  • Étude de la réforme des institutions traditionnelles (université, organismes de recherche publique), étude des nouvelles politiques de la recherche et de l’enseignement supérieur ;
  • Étude des nouvelles technologies de gouvernement de la science et de la technique (gouvernement par les indicateurs quantitatifs et par les techniques de benchmarking, rôle de l’évaluation participative et du débat public,…) ;
  • La gouvernance des controverses et des risques ;
  • Étude de nouveaux acteurs qui jouent un rôle croissant dans la production et dans la circulation des savoirs, les organisations intensives en connaissances (entreprises, réseaux, agences, ONG, organisations internationales, Think tanks, …).

c) La gouvernance globale – les échelles de gouvernement par la science :

  • Étude des généalogies et les architectures du “global” et des modes de gouvernement en matière climatique, en matière d’environnement, de sécurité alimentaire, …
  • Études des divers types de politiques et d’instruments de gouvernements envisagés (marchés du carbone, taxation énergétique, transferts technologiques, analyse des risques, systèmes de surveillance, …) ;
  • Étude de la fabrique de l’expertise et des savoirs « globaux » : ontologies, modélisations, métrologies ; désignation et légitimisation des « experts globaux » ; circulation des individus et des outils techniques (modèles, outils de management, technologies du Risk Assessment, analyses coût-bénéfice, …) ;
  • Analyse des tensions entre diverses logiques de savoir/pouvoir : logiques libérales (en termes économiques), logiques de bonne gouvernance, logiques de souveraineté nationale ; tensions entre convergences (harmonisation par les traités, isomorphisme institutionnel,…) et divergences (revendications de souveraineté, ordres organisationnels locaux…).